15 sept. 2012

Un midi à Eat! Brussels

J'ai toujours considéré le niveau des restaurants bruxellois comme étant de bonne facture, et rien de telle qu'un petit tour  à l’excellentissime  Eat! Brussels du coté du Bois de La Cambre pour s'en persuader. Malgré un site internet relativement mal foutu, cette initiative estampillée Brusselicious offre une super occasion de tester différents plats au soleil.


Le concept est simple, bien rôdé, et (mine de rien) pas donné: on achète des jetons, qui donnent en retour accès aux plats servis par différents restaurants de Bruxelles. Notons que la liste est tout à fait convenable en termes de qualité, et très variée: on croise ainsi les stands du Jaipur, de la Brasserie de L'Ommegang, du Cercle des Voyageurs, du Chalet Robinson, du Callens Café, ou du branché et conceptuel ER PU.RE. Ainsi, avec nos amis, nous avons partagé d'excellente Falafels en entrée (O Liban), suivi d'un couscous (Babdar) et j'ai pour ma part enchaîné sur sur un très bon steak minute à la truffe et parmesan (O Petit Bout du Chatelain, photo ci-dessous). A noter que les vins proposés sont de bonne qualité (Côtes du Rhône Paul Jaboulet par exemple; le Chianti 2010 que nous avons bu était aussi de bonne facture). A noter qu'un verre de Champagne est "offert" - en l’occurrence Laurent Perrier, une de mes marques préférées (la bulle ne cache pas le vin!).


On passe réellement un bon moment culinaire et l'ambiance est sympa. Seul bémol: le prix. Même si les jetons sont là pour vous le faire oublier, l'ensemble, sans être excessif, n'est pas donné. Il vous faudra ainsi débourser 40€ pour manger correctement à deux (30 jetons, donc à peu près deux entrées partagées et un plat), vins exclus (mais verre de Champagne inclus). Le tout reste très bien organisé et on espère déjà que l’expérience sera répétée l'année prochaine.Félicitations en tous cas aux cuistots qui se démènent dans les minuscules cuisines cachées par les stands!

1 sept. 2012

La soupe de melon, antidote à la fin de l'été

Une de mes trouvailles culinaires de l'été n'est autre que la soupe de melon, que mon père m'a fait découvrir dans le Gers. On a en effet tendance à l'ignorer, mais le Gers, comme les Charentes, produit beaucoup de melons. Dans le département, le "Melon de Lectoure", star de sa catégorie, n'est pas une appellation d'origine contrôlée, mais une marque déposée. Il s'avère particulièrement goûteux!


A Bruxelles, les melons sont un peu plus compliqués à trouver. Les prix varient grandement, de 1,5€ en promo en supermarché jusqu'à 5€. La qualité est très inégale, et il  n'existe guère de garanties quant au goût des melons que l'on trouve. Il n'y a pas non plus de recette miracle pour trouver le bon melon, mais l'odeur est en général un bon indicateur (si cela sent bon, c'est bon); le poids est aussi censé être un facteur de goût (plus c'est lourd, plus c'est juteux et bon).

L'objectif de la soupe de melon est de créer une explosion de saveur en mêlant le melon à différentes épices. La recette est très facile à effectuer (robot indispensable), et permets d'épater les amis à coût modéré. La soupe se sert comme un gaspacho (même température), en entrée ou verrine.

Pour 4 personnes:
  • 2 melons (couper en deux, récupérer la chair à la cuillère)
  • 5-6 feuilles de menthe (+1 feuille par bol pour la décoration en option)
  • 2 CAS d'huile
  • 1 CAS de vinaigre
  • 1 CAS de sel
  • 1 coup de poivre du moulin
  • Un peu de piment d'espelette ou équivalent. 
Mélanger les ingrédients dans le mixeur et mixer le tout: vous pouvez éventuellement ajouter un peu d'eau (max 10cl) pour allonger un peu la soupe. Il faut en revanche la mettre au frigo minimum 3 heures avant la dégustation. On accompagnera avec un vin blanc léger (Sauvignon de Tourraine, par exemple) ou régional (vin blanc du Gers). 

Bon appétit!


28 août 2012

New York à Bruxelles, et que du bon dans l'assiette

Comment mieux commencer ce blog que par un post sur le ô-combien-trendy Café de la Presse, qui, outre ses qualités culinaires incontestables, présente l'énorme avantage d'avoir élu domicile dans ma rue, environ un an après notre emménagement. A l'origine, je me souviens avoir regardé ce nouvel établissement avec une certaine incrédulité - mis à part un ou deux bons libanais et quelques italiens sans plus, le quartier de la Bascule reste étonnamment pauvre en restaurants (cela pourrait faire l'objet d'un post prochainement). Une paire d'années après, on ne peut que se féliciter du succès de cet excellent établissement, dont on notera qu'il est cependant un café de jour (fermeture à 19h, business model oblige).


Il est d'ailleurs assez difficile de définir le core market du café de la presse. Les plats disponibles la semaine semblent assez proches de que peut faire une chaîne comme Exquis en ce qui concerne le salé, et se révèlent être dans leur catégorie les plus goûteux de Bruxelles - salades (vraiment) fraîches, quiches maisons, sandwiches, taboulés, soupes, bagels, etc.. Le tout à un prix tout à fait comparable aux autres enseignes visant le travailleur/walking boy/girl en pause dej' dans le coin.On notera par ailleurs que le propriétaire n'est autre que François Lafontaine, qui gère aussi "Coffee Company" (et a aussi crée les apéros urbains, merci à lui).

Coté sucré, c'est un peu le paradis des dames, avec notamment les sacro-saints cupcakes (préparés par Lilicup) - dont j'ai tendance à considérer que même s'ils sont tout à fait comestibles, ils illustrent aussi une société plus portée sur l'apparence que sur le goût - en passant par les cheesecakes, ou plus simplement les brownies/cookies de type "démoniaque", bref ce genre de choses que nous avons du mal à appréhender, nous les hommes. On retrouve donc un petit coté Starbucks, accentué par les différents types de cafés disponibles. Et on retrouve souvent ce schéma diététiquement douteux des clientes (et oui, presque uniquement les femmes) prenant un plat salé "sain" (une soupe par exemple) pour terminer sur un Double-Whooper-Chocolate-Cheesecake-Con-Lecce à 2,000 calories la bouchée.


Ce coté new-yorkais se retrouve d'ailleurs indiscutablement chez la clientèle jeune, branchée, sympathique, bien sapée, qui sirote un café tout en lisant les blogs culinaires depuis leur IPad, avec le bébé sur les genous. A noter que le café ouvre dès 7h30 le matin.

Vient ensuite l'excellentissime brunch du Café de la Presse le dimanche. La formule vient d'être légèrelement revue (14€ pour 4 plats, 16€ pour 6), ce qui est assez heureux mais semble résulter en une logique implacable: 4 plats pour les filles, 6 pour les garçons (5 pour ces messieurs qui se sont fait avoir).

Les plats concoctés par le fort sympathique Chef (il vous sert lui-même, les curieux pourront aller voir la minuscule cuisine à coté du café) valent les quelques minutes de files, quasi-permanentes pendant le "rush hour" du dimanche. On trouve des classiques du brunch anglais (scrambled eggs, bacon, saucisses, pommes de terre, le tout très bien cuisiné), des quiches goûteuses,  une grande variété de salades (grecques, melon/parme, taboulés...), de desserts sucrés (gaufres, crêpes) et quelques plats décadents, tel ce hot dog dans du pain au lait. Tout est de bonne qualité, et presque tous les plats ont une petite dose d'originalité qui fait la différence. Vraiment une belle performance d'ensemble que d'arriver à garantir une telle variété et un niveau constant de qualité. Seul bémol: bien qu'un jus d'orange soit inclus dans le prix, il faut payer pour le café - illustration que le Café de la Presse n'échappe pas non plus à la logique mondiale des boissons arrondisseuses de marges. En revanche, pains au chocolat/croissants et pain (tout court) à volonté et en libre-service. Et globalement, un rapport qualité/prix presque imbattable sur ce crénau!

Finalement, la seule chose que l'on en vient à regretter est l'horaire relativement conservateur du Café de la Presse - n’espérez pas prendre l'apéro là bas, je ne suis même pas certain qu'ils servent de l'alcool. Même s'il est clair que les propriétaires semblent viser un certain public (travailleurs en semaine le midi; flâneurs branchouilles la journée; public élargi allant au Bois de La Cambre le week-end), on aimerait avoir de temps à autres des soirées spéciales - pourquoi pas des dégustations de vin, concerts ou cours de cuisine? (mais SVP, pas un atelier création de cupcakes, ma femme risquerait d'y aller!)

Le Café de La Presse - 493, Avenue Louise - 1050 Bruxelles
Photos: Elle